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Cataclysme au Capitole : White House Down

La Maison Blanche s’écroule, le monde entier regarde… le réalisateur d’Independance Day, 2012 et du Jour d’Après revient avec un nouveau film apocalyptique sur fond de guérilla américaine. Déluge d’action et blagues bien placées, ce White House Down attirera-t-il les spectateurs ?

Au feu les pompiers, la maison qui brûle

Channing Tatum, nouveau venu dans la catégorie de brutes musclées comme avant lui Jason Statham ou Vin Diesel, joue le rôle de John Cale, un agent de sécurité, postulant pour protéger le Président américain, James Sawyer, joué par Jamie Foxx (Django Unchained, Ray). Ayant promis à sa petite fille qu’il allait avoir le boulot de ses rêves, lorsqu’il ne l’obtient pas, il ne veut pas la décevoir et l’emmène faire un tour dans la résidence du Président. Le jour même, un groupe paramilitaire armé jusqu’aux dents attaque le Capitole. C’est ce qui s’appelle être au mauvais endroit, au mauvais moment… John Cale est le seul (!) à pouvoir sauver à la fois sa fille, son Président et plus globalement son pays.

Cela fait déjà 3 fois que Roland Emmerich fait exploser la Maison Blanche, cependant cela n’a jamais été le principal élément du film ! Ce réalisateur nous avait habitués aux films d’action, sous couvert d’explosions et d’humour, ce qui nous avait tant plu dans Independance Day. De plus, ce n’est pas le seul film qui fait tomber le bureau du Président des Etats-Unis cette année : Olympus Has Fallen avec Gérard Butler traite déjà du sujet. Il s’agit pratiquement du même scénario : un héros tente de sauver le Président des mains de terroristes armés, et il est pratiquement l’unique personne à pouvoir le faire.

Le protagoniste se retrouve donc coincé dans le chaos ambiant, dernier homme à pouvoir redresser la situation désespérée : la vie du Président (et donc de l’Amérique) est entre ses mains. Patriotisme exacerbé, blagues plus ou moins fines entrecroisées de scènes d’action et acteurs connus : ces ingrédients suffiront-ils à démarquer le film ?

Pour ce qui est de la petite anecdote, l’équipe s’occupant de la décoration du film a recréé à 70 % le réalisme de la Maison Blanche, en faisant appel à 32 designers. Même des éléments apparemment futiles comme des tapis ont été achetés via Ebay pour un rendu ultra-concret. Cependant, la limousine du Président n’a pas pu être exactement conforme à la réalité, car les plans de celle-ci sont top secret !

De nombreux studios, un seul film

Uncharted Territory est le studio qui a réalisé certains effets spéciaux pour White House Down. Ils ont eu seulement 1 an pour livrer 1 000 plans VFX en ayant un accès restreint à la Maison Blanche et au Monument Lincoln.

Le studio a tout de même eu un accès privilégié et les concepteurs des effets spéciaux ont pu prendre de nombreuses photos aériennes, ce qui a facilité le travail en aval. Ils ont ainsi pu façonner l’édifice et ses alentours de manière parfaitement authentique. La partie principale de la Maison Blanche a été réalisée par le studio Method à Vancouver : ils ont conçu  les ailes, le Capitole, les motifs, etc. mais aussi les principales scènes d’explosions intérieures et extérieures, ce qui a demandé un travail considérable pour Method. De nombreux autres studios VFX ont œuvré sur White House Down, comme : Prime Focus, Image Engine, Luxx ou encore Scanline. Le fait est que les effets spéciaux du film ont été un véritable défi pour toutes ces équipes : de multiples simulations dynamiques ont dû être créées.

 

Le logiciel Shotgun, un outil de gestion de production, s’est rendu essentiel pour coordonner les multiples prestataires du film. La plupart utilisaient déjà Shotgun en interne, mais Marc Weigert (un des producteurs et superviseur des effets visuels) a voulu réunir tous les studios afin d’organiser les différents travaux et leurs mises à jour. Ce dernier préconise une plus grande normalisation dans le processus VFX, qui rendra l’industrie des effets spéciaux au cinéma « plus durable » selon lui. Weirgert n’est en effet pas satisfait de la relation actuelle entre studios d’effets visuels et industrie du cinéma ; selon lui les concepteurs et les artistes travaillant sur les effets spéciaux devraient faire officiellement partie intégrante de l’infrastructure de production d’un film.

Les Black Hawk en action

Hybride, une division d’Ubisoft spécialisée dans les effets spéciaux a également travaillé sur le White House Down, notamment pour l’animation des scènes d’hélicoptère et la création des rues de Washington. Une des séquences les plus contrariantes pour les concepteurs a été celle du premier crash d’hélicoptère : ce dernier commence par brûler, fumer, pivoter puis finit par s’écraser dans un arbre avant de tournoyer sur le sol et de se détruire dans une grande explosion. Les hélicoptères sont appelés les « Black Hawk » et font partie de la Garde Nationale, ultime tentative des autorités pour échapper à l’invasion de la Maison Blanche. Afin de rendre au mieux les hélicos à l’écran, les équipes de tournage ont fait appel à un modéliste expert qui a pu reconstituer ces engins volants en miettes, du rotor fracassé au détails de métal brisé. Les hélicos sont difficiles à animer, car ils vont très vite et bougent tout ce qu’il y a autour d’eux : les arbres et leurs feuilles se déplacent plus violemment. Afin de réussir cette manœuvre, l’équipe a utilisé des effets dans Maya qui produit un mouvement arbre et branche très convaincant. Cette séquence où les trois Black Hawk s’approchent du Capitole et finissent par se faire descendre aura duré six mois en terme d’opération, et 15 artistes différents y ont planché dessus.

Un environnement singulier, entre urbanisme et patriotisme

White House Down a nécessité à la fois beaucoup d’analyse et de créativité pour parfaire les environs de la Maison Blanche ainsi que son architecture. Ils ont combiné intelligemment des photographies déjà existantes ainsi que leurs propres photos aériennes pour concevoir la Maison Blanche. Le résultat : la modélisation, l’éclairage ainsi que les textures sont plus que crédibles. Etonnamment (ou pas) la conception des arbres a été complexe car ils occupent beaucoup d’espace et vu le nombre d’explosions, les alentours « naturels » devaient réagir au désastre, ainsi le studio a travaillé sur la simulation de mouvement. L’outil SpeedTree a été utilisé pour simuler la plupart des arbres. « Réalisme » a été le mot d’ordre d’Hybride, qui a ajusté de nombreux détails de l’environnement urbain, et l’équipe a développé des outils qui créent une cité de manière entièrement virtuelle (du simple lampadaire à la végétation la plus dense) ; une nouvelle façon d’innover pour un film qui se passe exclusivement en ville, et ce pour maximiser le temps de production.

Un système révolutionnaire a été utilisé pour White House Down : il s’agit de NCAM, qui permet la production en temps réel des effets, grâce à un suivi de la caméra. Cette technique permet la prévisualisation en direct des environnements, directement dans l’appareil de prise de vue. Cet outil s’est révélé précieux pour Uncharted Territory. Vite indispensable, NCAM a été très pratique, notamment pour une scène de combat sur un toit : au lieu de ne voir que le fond bleu, l’équipe a pu voir le fond réel et ainsi effectuer des modifications sur le moment pour une meilleure composition de l’image.

On remarque que la Maison Blanche possède une lueur éthérée, presque irréelle dans le film, et pour cause : elle est immaculée. La peinture est anormalement blanche, et ce n’est que dans des plans rapprochés que l’on perçoit la fabuleuse quantité de détails que Method a mis au point. Un calendrier donc difficile à tenir pour le studio mené par Ollie Rankin, superviseur des effets visuels et Christopher Anderson, producteur d’effets visuels, qui a réalisé un travail exemplaire.

On ne retiendra peut-être pas du film le scénario poussé ou la sublime prestation des acteurs, mais on saura que les visuels de White House Down sont de qualité, poussés par plusieurs studios d’effets spéciaux du monde entier.

Catégorie : CinémaEntertainment

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