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Pacific Rim : un combat de titans

Un énième film de robots ? Ce n’est pas du tout ce que nous propose le réalisateur Guillermo Del Toro pour son dernier film : Pacific Rim. Oubliez tout ce que vous savez sur les blockbusters de l’été !

Spectaculaire et sous tension

Pacific Rim est un film de Guillermo Del Toro. Son mystique Labyrinthe de Pan et son déjanté Hellboy avaient envoûtés nombre de spectateurs, et le réalisateur de génie revient cette fois avec un film de science-fiction. L’amoureux des monstres s’est entiché de robots cette fois-ci ! L’affiche fait penser à un blockbuster « encore » avec des robots et des monstres, mais Pacific Rim pourrait en surprendre plus d’un. Est-ce que le film repose entièrement sur les images de synthèse ? C’est aux spectateurs d’en décider. A n’en pas douter spectaculaire, Pacific Rim est également un film sous tension, tenant en haleine les spectateurs par la qualité des combats.

 

Pacific Rim se situe dans un monde futuriste, où les robots protègent les villes de monstres venus de l’eau… Un scénario prophétique où les références au cinéma japonais se font nombreuses. Les « Kaijus », des monstres aquatiques immenses viennent se confronter à notre monde, et épuisent les ressources naturelles de l’humanité durant des années.

Les humains se mobilisent alors pour construire des robots à leur taille, des « Jaegers ». Ces derniers se contrôlent à l’aide de deux personnes, connectés par télépathie. Plus la connexion entre les deux est forte, plus le robot est efficace. Comme toujours, un, voire deux héros un peu décalés se font recruter, afin de sauver l’humanité. C’est ainsi qu’un ancien pilote et une jeune femme font équipe pour manœuvrer un Jaeger. Parviendront-ils à mettre fin à l’apocalypse ?

 Des japanimes à l’imaginaire des Kaiju

Un budget de 190 millions a été débloqué pour tourner Pacific Rim, le plus gros projet du réalisateur. On remarque énormément de références aux films japonais comme « Godzilla » ou « Gamera », mais Del Toro n’aime pas qu’on compare son film à celui des Transformers, sûrement trop « blockbuster américain » pour lui. On a  du mal à voir un réalisateur un peu auteur sur les bords faire un long-métrage à gros budget. Cela s’explique par sa passion des monstres, et l’envie de faire un film correspondant à son imaginaire d’enfance. En effet, il regardait beaucoup étant petit des japanimes (mot issue de « japon » et « animation »), qui sont des films ou des séries d’animation japonaises. « Ghost in the shell » ou « Metropolis » sont par exemple des chefs d’œuvres d’animes.

 

Les monstres combattant des robots font partie des thématiques préférés des japanimes.  Kaiju signifie « monstre » en japonais, un nom parfait pour des créatures marines qui détruisent la planète, non ? Pacific Rim est, selon Del Toro, en lien avec ces autres films : une fascination pour le déclin, un lien avec des mondes imaginaires. Les Kaijus sont vraiment à part, chacune étant le reflet d’un animal vivant sur notre planète : l’un fait penser à un gorille, l’autre à un requin, etc. Ces sortes de lézards marins ont toutes des formes et des tailles différentes. Brutaux, sauvages et instinctifs, les Kaijus détruisent tout sur leur passage. C’est ce que voulait le réalisateur : des monstres puissants et uniques.

Simulation et machinerie lourde

Guillermo Del Toro raconte « qu’il faut un minimum d’effets pratiques analogiques » afin de rendre le film plus réaliste, en complément des effets spéciaux numériques.C’est-à-dire un simulateur, de vrais équipements, pour de vraies sensations. Les acteurs ne font pas semblant d’éprouver l’effort… ils le vivent.

 

Les acteurs du film ont été ainsi mis en situation : en armure, avec un simulateur comme une sorte de step, qui leur permet de faire les mêmes mouvements que s’ils étaient dans un Jaeger. Guillermo del Toro voulait d’ailleurs leur faire ressentir le poids du robot géant en installant derrière eux une machinerie lourde, qui ferait office de résistance.Toute l’installation devait être waterproof, car 200 gallons d’eau (soit 0,75 m3) leur était projetés dessus pendant qu’ils jouaient. Une épreuve pour les techniciens et les acteurs, mais un grand effet pour le film. Del Toro souhaitait que les combats vus de l’intérieur fassent l’impression d’un pilote de tank pendant la seconde guerre mondiale.

 

 Les effets spéciaux du film ont été réalisés par ILM (Industrial Light and Magic), un des studios les plus célèbres du monde du cinéma. Les FX de Jurassic Park, Abyss ou Star Wars ? Ce sont eux. Le réalisateur mexicain a adoré travaillé avec ILM, et les a d’ailleurs poussés à faire plusieurs effets numériques hypers réels, comme la vitesse du mouvement, les angles de la caméra ou les détails de la peau du Kaiju.

 Des mechas au top

Les Jaegers ou mechas du film ont un concept particulier, terriblement bien designés par l’équipe du film. Ils devaient être aussi hauts que des buildings, et combiner les concepts orientaux et occidentaux des robots. Les designers devaient beaucoup s’inspirer et surtout connaître à fond les animes japonais. Les concepteurs ont reçus des informations très claires : les robots devaient posséder une attitude propre, un comportement, on devait sentir l’humanité sous la machine. Chaque nation possède son Jaeger : les russes ont un robot ressemblant à un tank, les chinois un Jaeger avec des trois ou quatres bras articulés. Le Jaeger principal, le héros, a la carrure d’un « grand comboy » d’après Guillermo del Toro. L’importance donné au design des Jaegers était immense : le réalisateur ne voulait pas qu’il « ressemble à » ou « fasse penser à » un autre robot d’une autre fiction. Le résultat est sans appel : ces robots ne ressemblent à aucun autre, ils sont carrément uniques en leur genre.

 

Les souvenirs, essence de la machine

La jonction neuronale qui se fait lorsque les deux pilotes sont dans la machine est appelée « la dérive » ou drift en anglais. Il s’agit de la méthode pour les contrôleurs de faire bouger la machine. Lorsque la dérive se met en marche, les souvenirs, les émotions et les pensées des deux héros se confondent pour mieux piloter le Jaeger. Plus la cohésion et l’harmonie sont fortes, plus le combat sera puissant ! La notion de conscience collective, de mémoire partagée est chère à Guillermo del Toro. Ces voyages intérieurs se voient à l’écran par des sortes de flash-backs floutés, à la limite de l’inconscient. Les pilotes sont en réalité les deux hémisphères du cerveau du Jaeger. Un seul homme ou femme pour contrôler une machine entière est une responsabilité trop importante, c’est pour cela que le drift a été mis en place. Mais attention, quand vous dérivez, vous n’avez plus aucun secret pour votre partenaire…

 Anecdotes et mises en situation

A l’origine, c’était Tom Cruise qui devait interpréter Stacker Pentecost, le mentor des deux pilotes. Mais c’est Idris Elba qui finalement obtient le rôle. Autre petite anecdote pour les amateurs de jeux vidéo : la voix d’Ellen McLain est utilisée pour l’ordinateur central. Vous ne voyez pas ? Il s’agit de la voix de GLADOS dans le jeu « Portal » ! Et si vous souhaitez encore plus d’interaction, les créateurs ont décidé de pousser la création au bout en faisant participer les internautes. On peut désormais inventer son propre Jaeger en ligne : http://apps.warnerbros.com/pacificrim/designer/us/. On peut s’amuser à renommer son Jaeger (par exemple, Mick…) à customiser son style, son casque, et à lui donner un pays pour qui se battre. Bien sûr, le but est de partager son œuvre sur les réseaux sociaux, afin de faire du buzz pour le film. En parlant de buzz, Warner Bros a récemment lancé une campagne de street marketing, en mettant ces panneaux en peu partout là où il y avait un chantier :

 

Une mise en situation qui ravira tous les fans de Pacific Rim. Êtes-vous sur le lieu d’une attaque de Kaiju ? Tous les moyens sont bons pour mettre les futurs spectateurs en condition.
Pour résumer, Pacific Rim est LE film attendu de cet été pour la qualité spectaculaire des effets spéciaux, et l’histoire ressemblant à un bon japanime ! Alors, iriez-vous voir la fin de l’apocalypse ?

Catégorie : CinémaEntertainment

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