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Lone Ranger : un western version Pirates des Caraïbes

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Un comboy et un indien, une histoire de vengeance au Far West : il s’agit bien de Lone Ranger, le nouveau Disney. L’histoire de Gore Verbinski est-elle à la hauteur des espérances, ou est-ce un blockbuster de plus se noyant dans la masse ? Entre tirer son chapeau ou se faire plumer, il faut choisir !

Un cowboy pas si lonesome

John Reid est un ancien shérif, décidé à se venger de la mort de son frère. Il rencontre en chemin Tonto, un indien d’Amérique très étrange, et son cheval Silver. Ce drôle de duo connaîtra de nombreuses péripéties pour faire régner la justice au-devant de la corruption. Humour et action, c’est ce que nous donne à voir la bande-annonce. En réalité, The Lone Ranger est un vieux personnage, tiré d’une série radiophonique des années 30 par un certain Fran Striker. Jerry Bruckheimer a écouté cette série et a même regardé la série étant enfant. Très peu connu en France mais bien plus populaire aux Etats-Unis, John Reid est une sorte de vengeur masqué, un peu comme Zorro mais à la sauce Lucky Luke. Des films, des séries et même des comics ont été réalisés sur l’histoire de ce justicier légendaire. Plus qu’une amitié ou une histoire de vengeance, c’est aussi à propos du contexte de l’époque. La « civilisation » arrive dans l’Ouest, et les arrangements, les pots-de-vin, l’injustice avec elle. Lone Ranger jette un regard sur la colonisation envers les Indiens d’Amérique, le pillage de leurs ressources : la faute à la révolution industrielle. Peut-être légèrement édulcorés, ces thèmes restent tout de même présents en arrière-plan du film. Le personnage de Tonto symbolise ce combat entre industrie et protection de la nature ; cet indien timoré aidera le vengeur masqué dans sa quête de justice, lui servira de « shaman » et de coéquipier à la fois. Un western épique version Walt Disney donc ; mais n’oublions pas que The Lone Ranger mise avant tout sur son producteur, son réalisateur et sa tête d’affiche.

Verbinski, Bruckheimer et Depp, le trio gagnant ?

On reconnaît la patte de Gore Verbinski, à savoir que le film ressemble énormément au « mode opératoire » de Pirates des Caraïbes : une dose d’humour avec Johnny Depp, beaucoup d’action et une moralité manichéenne chère à Disney. La musique est également ressemblante, avec le fameux Hans Zimmer aux commandes. Le duo Jerry Bruckeimer / Gore Verbinski a déjà fait des millions d’entrées au cinéma, fera-t-il de même avec Lone Ranger ? On retrouve également l’actrice Helena Bonham Carter, bien connue des amateurs de Tim Burton, qui joue dans de nombreux films où Johnny Depp apparaît. Verbinski et Bruckheimer n’ont pas lésiné sur les moyens pour rendre crédibles les acteurs : ces derniers ont ainsi pu se faire entraîner par de vrais cowboys, et plusieurs stages leur ont été proposés. Du tir, de l’équitation, du lasso ou même conduire une diligence, ces expériences ont confronté les acteurs au réalisme du Far West. Néanmoins, il n’y a pas que les acteurs qui ont dû subir des entraînements : un des chevaux représentant Silver, a dû apprendre à soulever, apporter et poser le chapeau blanc de Lone Ranger ! Le personnage de Silver a été joué par trois chevaux différents : l’un était bon pour des petits tours, un autre meilleur à la cascade, etc.

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Cependant, avec un budget de près de 400 millions, la première semaine aux Etats-Unis a été rude pour Lone Ranger. Les blockbusters commencent-ils à s’essouffler, ou les gens en ont-ils assez des mêmes superproductions ? Les experts du box-office élèvent la perte de Disney à 150 millions de dollars… Cela nous rappelle un autre cas de figure douloureux pour le studio : le film John Carter, ayant fait perdre des millions et n’ayant pas du tout plu au grand public. Lone Ranger était destiné à lancer une nouvelle franchise « action », mais le western est un genre particulier au cinéma, pas forcément apprécié, surtout à l’étranger. Cependant, une histoire d’aventure est toujours appréciée, surtout quand les séquences sont spectaculaires !

Des trains et des hommes

Tim Alexander, le superviseur des effets spéciaux d’ILM a annoncé que « les films de trains sont difficiles », car ils sont lourds, et lents à l’époque du Far West. Colorado, Arizona, presque toutes les régions arides des USA ont servies aux décors du film. Environ 8 kilomètres de chemin de fer circulaire a été construit ainsi que deux vrais trains. Gore Verbinski applique à ses films le principe du « 50/50 », qui est de faire les scènes d’actions (pour Lone Ranger, celles des trains) 50 % réalisme, 50 % effets spéciaux rajoutés numériquement. La scène spectaculaire où l’on voit le pont exploser a été une partie compliquée à réaliser dans le cadre des effets spéciaux du film. Les séquences de trains ont nécessités beaucoup de travail virtuel, de nombreuses prises de vues et le replacement d’environnements numériques. Johnny Depp a déclaré qu’en lisant le script, il s’était rendu compte que la séquence du train allait prendre la moitié du tournage ! Verbinski, têtu, ne voulait pas apporter trop d’effets virtuels afin de ne pas entraver la réalité. Selon lui, les acteurs réagissent différemment lorsqu’ils sont sur un vrai train en marche, plutôt que derrière un écran coloré. On veut bien le croire…

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Composer avec Mère Nature

Durant le tournage, l’équipe a dû utiliser un écran bleu de près de 3m sur 3m qu’ils tenaient derrière un acteur pour replacer l’environnement à l’ordinateur. En effet, ILM a effectué un travail titanesque au sujet des paysages. Des forêts, des déserts, des rivières ont été « fabriqués » numériquement afin d’encadrer l’action. ILM a aussi créé numériquement des buffles, des lapins et des chevaux pour une scène de bousculade au cœur d’une ville. Certaines scènes ont été très denses à produire, à cause d’éléments plus techniques comme le développement de centaines d’arbres avec des millions de feuilles à éclairer. La fumée est en outre un défi au niveau des effets visuels : entre les courses sur le sol rocailleux, l’industrie et les trains à vapeur, beaucoup de personnes ont été contraints de travailler sur cet élément instable. Pareillement, les effets d’explosions ont été particulièrement complexes à réaliser, comme pour la scène où Tonto, John et Silver sautent d’une étable en feu. L’équipe de Lone Ranger a dû affronter des mini-tornades, des tempêtes de poussières, la chaleur étouffante… autant d’éléments qui retardent le film et font mettre les nerfs à rude épreuve. Ils ont même expérimenté la neige ! Entre froid glacial, vent violent et soleil cuisant, le tournage n’a pas été de tout repos.

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Pour ce qui est des détails techniques, le moteur de rendu utilisé pour le film a été Arnold. Ce choix, Tim Alexander l’explique par rapport au flou de mouvement, puisque toutes les scènes de tirs avaient des éléments tournants (comme les roues du train) et le flou de vecteur n’a pas été une bonne solution selon lui. Une grande palette de logiciels et d’outils a été utilisée pour la réalisation de Lone Ranger, d’après PostMagazine : AutoDesk Maya, Foundry Nuke, Flame… Les outils comme Zeno et Plume, appartenant à ILM, ont servis pour les effets pyrotechniques.

De grands moyens ont été déployés pour achever la dernière création Disney. Est-ce que le réalisateur de Rango, le producteur de Pirates des Caraïbes et le chouchou de Tim Burton parviendront à redresser la barre au box-office ? Nous verrons en août si le vengeur masqué fait l’unanimité !

Catégorie : CinémaEntertainment

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